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HISTOIRE d'ANDORRE ET SYMBOLES

Un excellent site sur la vieille Andorre: http://www.andorraantiga.com/

• Origines et Moyen Age

L'origine du peuplement d'Andorre remonte à la préhistoire.
Les habitants des Vallées sont mentionnés pour la première fois dans un texte de l'historien grec Polybe (llème siècle avant J.C) ; celui-ci décrit le passage d'Annibal dans les Pyrénées et fait référence aux tribus des «andosins».

Les Vallées d'Andorre ont successivement et de façon indirecte reçu l'influence de l'empire Romain, de la monarchie wisigothe, des arabes et des francs.
C'est sous le règne franc, que Charlemagne a fixé la frontière hispanique : la «Ularea» délimitant ainsi le territoire andorran.

Par la suite, au IXeme siècle, l'Empereur Charles le Chauve légua la Vallée d'Andorre au Comte Sunifred I de Cerdagne-Urgell.

Dans le précepte de Charles-le-Chauve à Sunifred de 843, le territoire andorran est défini comme une possession du Comté d'Urgell, et dans l'acte de Consécration de la Cathédrale de la Seu d'Urgell, signée en 860 il apparaît clairement que le territoire andorran est soumis à l'influence de l'Eglise.

Ainsi, le 27 janvier 1133, Ermengol VI, Comte d'Urgell octroie en franc-alleu, à l'Evêque d'Urgell, Pere Berenger tout ce qu'il possède en Andorre et demande aux habitants des Vallées de rendre hommage à l'Evêque d'Urgell en tant que Seigneur.

Cette passation de pouvoirs est confirmée en 1186 et 1199 lorsque les andorrans prêtent serment de fidélité à l'Evêque lui reconnaissant ainsi son droit de souveraineté en Andorre.

A partir du Xlème siècle, le pouvoir des Evêques d'Urgell sur l'Andorre augmente progressivement.

Néanmoins, les renversements d'alliances entre les maisons catalanes, et les conflits entre l'Eglise et les seigneurs féodaux font naître une certaine tension qui contraint l'Evêque d'Urgell à chercher un appui ferme afin de préserver son domaine et sa puissance.

Le 19 juillet 1159 a lieu la signature d'un traité entre Arnaud de Caboet et Monseigneur Bernard Sanç, Evêque d'Urgell.
Le texte de ce traité confirme la souveraineté de l'Evêché sur les Vallées d'Andorre et consacre la donation en fief du territoire andorran à la maison de Caboet.

L'instabilité de l'époque liée à la percée cathare en Occitanie (en particulier dans l'Ariège et en Urgell) ainsi qu'à la révolte des Comtes catalans envers la couronne d'Aragon contribue à créer un conflit entre les deux Seigneurs.

Le hasard des alliances entre maisons comtales fait que les droits sur l'Andorre passent successivement des Caboet aux Castellbó en 1185 et aux Comtes de Foix en 1208 lorsque Ermesenda de Castellbó i Caboet se marie avec le Comte Roger Bernat II de Foix.

Les discordes et les violents affrontements entre les Evêques d'Urgell et les Comtes de Foix cessent grâce au Roi Pierre II de Catalogne-Aragon et quelques comtes catalans qui étaient soucieux de conserver leurs prérogatives.
La paix est rétablie grâce à deux sentences arbitrales successives connues sous le nom de " Paréages " ( 1278 et 1288).

La signature de ces deux sentences arbitrales, qui marquent la naissance du régime politique actuel et qui ont constitué le document de référence le plus important d'Andorre jusqu'à la promulgation de la Constitution en 1993, est acceptée par l'Evêque d'Urgell, Pere d'Urg et par le Comte de Foix, Roger Bernard III en 1278 et en 1288.

L'originalité de ces deux Paréages réside surtout dans le fait d'avoir survécu pendant sept siècles et d'avoir su s'adapter au fil des ans aux événements et aux changements.

Cette longévité est due aussi bien à la gestion et aux compromis des deux seigneurs qu'aux andorrans, qui bien que n'ayant pas été associés aux textes qui réglaient leur destin, en ont fait leur première loi fondamentale.

Après une succession de mariages, la Co-Seigneurie du Comte de Foix passa aux Vicomtes de Béarn à la Couronne de Navarre puis au Chef de l'Etat Français lorsque Henri IV de Béarn devint Roi de France, alors qu'il était déjà Comte de Foix et de Navarre. Henri IV fut donc le premier Roi de France également Coprince français d'Andorre, titres qu'il transmis à son fils, Louis XIII.


• Du XV au XlXeme

En 1419 est créé le « Consell de la Terra », une sorte de Parlement primitif et principal organe représentatif de l'Andorre qui devait précéder à l'actuel « Conseil Général de les Valls » (http://www.consell.ad). Il regroupait tous les chefs des très grandes familles andorranes.

La structure politique apparue au cours de l'époque médiévale se consolide au cours des XVI, XVII et XVIII ème siècles : de même, à cette époque le pouvoir politique et économique des grandes familles andorranes se raffermit.

La société andorrane, pauvre et sans grandes ressources en raison de la rigueur du climat et du relief, n'a pas connu l'explosion démographique des campagnes occidentales entre le XI et le XIII ème siècle. C'est pourquoi jusqu'à la fin du XVIIème siècle la population tourne autour des 3000 habitants.

Par ailleurs, à cette époque la société est divisée en deux groupes sociaux distincts :
Les feux (focs)
, qui représentent les maisons des chefs des grandes familles, au sein desquelles il y avait tous les héritiers (hereus) ou héritières (pubilles).
Les maisonnées (Casalers), composées du bas peuple et/ou des enfants non-héritiers des feux (cabalers et/ou cabaleres) qui doivent quitter la maison patriarcale ou matriarcale sans pouvoir en avoir l'usufruit, et chercher ailleurs des ressources pour survivre.

A cette époque, les Andorrans survivent grâce au maigre commerce rendu possible par les exemptions fiscales accordées par la France et par l'Espagne aux échanges commerciaux.

Au début du XVIII ème siècle l'Andorre se trouve en danger économique et institutionnel à cause, entre autres, des conflits internes de l'Espagne voisine.
En effet, l'Espagne s'emploie à démanteler les institutions catalanes et menace d'appliquer le "décret de nova planta" de 1714 à tout Etat tiers qui exporte vers l'Espagne, c'est à dire de frapper tous les produits importés en Espagne d'une taxe correspondant à 10% de la valeur.

Ce décret met en place un nouveau régime fiscal en Espagne et entraîne, donc, de facto, la fin des franchises accordées aux andorrans.

L'économie andorrane, totalement dépendante de ses voisins, se trouve par conséquent fragilisée.

Les andorrans ont été obligés de négocier pendant de nombreuses années afin d'obtenir un accord spécifique : la "Sentència Manutenció" de 1738.
Ce texte établissait une exonération des taxes sur les produits originaires d'Andorre.

Le XVIII ème marque aussi une amélioration des conditions économiques et sociales des habitants de la Principauté. Cette avancée est due aux effets de la révolution industrielle introduite en Andorre par le biais des forges. L'émigration de tous les non-héritiers n'est plus la règle et du point de vue démographique cela se traduit, tout au long du XVIIIème siècle et du XIXème, par la croissance de la population et en particulier des foyers "Casalers".

Cette hausse des foyers "Casalers" provoque, néanmoins, un bouleversement au sein de la structure sociale andorrane car leur nombre devient supérieur au nombre de "focs", c'est à dire des grandes familles.

La fin du XVIII ème siècle et le XIXème plongent l'Andorre dans une logique de conflits, de querelles et d'instabilités aussi bien sur le plan social, que sur le plan économique et même institutionnel.

Du côte français, la Révolution Française entraîne la non-reconnaisance du statut de Co-principauté par le pouvoir révolutionnaire français.

En effet, la Qüèstia, tribut payé par les andorrans, en signe d'allégeance au Coprince français et au Coprince épiscopal alternativement, était perçue par les révolutionnaires comme une réminiscence des servitudes féodales allant à l'encontre de tout ce que la Révolution voulait combattre.

L'Andorre se retrouve pendant quelques années infirme, avec l'Evêque comme unique souverain.
Elle perd du côté français tous ses privilèges, entre autres les franchises, la stabilité et la neutralité de la justice, des affaires intérieures et du commerce.

Cependant, en 1806, répondant à la demande des Andorrans eux-mêmes, Napoléon rétablit le status-quo, restaurant l'ensemble des liens, prérogatives, avantages, échanges, franchises et institutions qui unissaient l'Andorre au feu Roi de France.

Désormais, la charge de Coprince français fut assumée par la plus haute autorité de France, devenant ainsi un élément acquis qui ne fut plus jamais remis en cause par les différents successeurs de Napoléon, de Louis XVIII à Jacques CHIRAC.

Du côté épiscopal, les relations s'enveniment à partir de la deuxième moitié du XIX.
L'Evêque de l'époque Mgr CAIXAL n'arrive pas a accepter les changements qui s'opèrent au niveau social, politique et même économique en Europe et en Andorre. Son opposition a tout soupçon de réforme sera farouche, même s'il finit par accepter le projet de "Nova Reforma" que lui présentent les Andorrans sous la houlette du Síndic de l'époque Guillem d'ARENY i PLANDOLIT.

La "Nouvelle Réforme", est signée par le Coprince épiscopal en 1866 et deux ans plus tard en 1868 par le Coprince français Napoléon III.
Cette reforme apporte divers changements politiques et administratifs, notamment l'octroi du droit de vote à tous les chefs des familles andorranes. ( car jusqu'alors n'avaient le droit voter que les chefs des grandes familles).

Or, les successeurs de l'Evêque CAIXAL ont bien du mal a reconnaître ces avancées et s'opposent de façon tenace à tout projet de réforme en Andorre. Les conflits intestins en Espagne en pleine guerre carliste ne font qu'attiser les situations de conflit en Andorre et entre les andorrans et l'Evêque.

Au cours de cette période les andorrans sont souvent tiraillés entre les intérêts du Coprince Episcopal et ceux du Coprince français et les luttes internes sociales deviennent quotidiennes. (Révolution de 1866, de 1881.)

Le XX siècle

Le XX ème siècle change complètement le visage traditionnel du pays, grâce à l'ouverture des voies de communication.
La construction d'une route faisant la liaison avec l'Espagne en 1913, et d'une autre avec la France en 1933 et à l'intérieur des vallées, l'introduction de l'électricité, la mise en place de postes (espagnole et française), l'introduction de la radio en 1935, la création d'une station de ski en 1934, en sont des preuves tangibles.

Du point de vue institutionnel, la démocratie fait un nouveau pas en avant en 1933 avec l'octroi du droit de vote à tous les hommes majeurs. Le droit de vote pour les femmes n'arrive qu'en 1971, au moment où l'expansion et la prospérité en Andorre sont déjà confirmées (boom commercial des années 1960).

Un nouveau processus de réforme institutionnelle est mis en place à la fin des années 1970, qui aboutit en 1981 à la création d'un organe exécutif : le gouvernement. 
Parallèlement, l'ancien organe législatif de l'époque, le Consell de la Terra, qui existait depuis 1868, fut remplacé par le Conseil Général (c'est à dire le Parlement).


Enfin, le processus constitutionnel, plus récent, a permis l'adoption de la première Constitution écrite de la Principauté d'Andorre le 14 mars 1993. Cet élément a octroyé au pays une reconnaissance internationale.

Texte de la Constitution, cliquer ici.

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Les symboles d'Andorre

La légende de Notre dame de Meritxell

C'était le jour de l'épiphanie.

Les habitants du hameau de Meritxell marchaient vers le village Canillo pour assister à la messe. En marchant prés de l'endroit où se trouve actuellement le sanctuaire, ils ont découvert à côté d'un rosier sauvage fleuri, une statue représentant la vierge.

Les habitants du hameau se sont rendus à Canillo et ont raconté l'événement au prêtre de la Paroisse. Ces derniers sont revenus sur les lieux et ont ramené la statue à l'Eglise de Canillo, or le lendemain elle n'était plus là. Elle se trouvait à nouveau auprès du rosier fleuri.

Les habitants ont alors cru que la place de la statue était à la paroisse d'Encamp mais cette hypothèse s'avéra être aussi fausse que la première. En effet, aussitôt qu'ils ramenaient la statue de la Vierge à Encamp, aussitôt celle-ci disparaissait et revenait à l'endroit même où elle avait été trouvée.

Ayant compris que la statue voulait demeurer sur place, les habitants de la Principauté lui battirent une église à côté du rosier.

La Grandalla (famille des narcisses)

La flore andorrane est réputée pour sa richesse. Néanmoins, il existe une fleur qui mérite une attention particulière, car elle est considérée comme la fleur andorrane par excellence. Elle pousse aux mois de mai et de juin sur les vallées pyrénéennes, son odeur est suave et elle est connue en Principauté sous le nom de « grandalla ». Quelques interprétations symboliques ont été soutenues pour justifier l'attachement de la Principauté d'Andorre à cette fleur. Ainsi, ses six pétales représentent les six paroisses de la Principauté (car avant 1978 la paroisse d'Andorra la Vella et d'Escaldes-Engordany ne formaient qu'une seule et même paroisse : Andorra la Vella), et au cour de ses pétales nous pouvons observer une couronne de deux couleurs, comme les Coprinces, qui sont au nombre de deux.
C'est aussi la fleur la plus caractéristique et la plus répandue.

Source : Ambassade d'Andorre
http://www.andorra.be

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